Où est passée notre joie de vivre ? Laila Tazi s’est longtemps posée cette question. Sa réponse s’appelle Yallah à la vie, une théorie née d’une épreuve personnelle qui invite chacun à retrouver son élan.
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La réponse de Laila Tazi ne vient ni d’un livre ni d’une théorie. Elle est née d’un événement qui a profondément bouleversé sa vie. Une crise cardiaque suivie d’une expérience de mort imminente marque un tournant. Ce qui aurait pu rester un traumatisme devient le point de départ d’une réflexion qui dépasse largement son histoire personnelle. Selon elle, les plus grands changements naissent d’une décision intérieure, d’une prise de conscience ou d’un premier pas que l’on s’autorise enfin à faire.

De cette expérience naît Yallah à la vie.
Au cœur de cette théorie, une idée. La vie répond au mouvement.
Ces petits renoncements qui changent une vie
Avant un burn-out, une maladie ou un accident, la vie nous envoie des signaux. Une fatigue qui s’installe, des envies qui s’effacent ou encore cette impression de vivre en pilote automatique. Ces signaux passent souvent inaperçus. Pourtant, ils révèlent que quelque chose est déjà en train de changer. La joie de vivre ne disparaît jamais d’un coup. Elle s’efface à force de remettre ses envies, son repos ou ses élans à plus tard. Peu à peu, ces petits renoncements deviennent une nouvelle normalité.

Le travail prend toute la place. Les responsabilités s’accumulent. Des parents vieillissants ont besoin de nous. Les enfants passent en priorité. Puis viennent ces petits renoncements du quotidien. Une sortie que l’on reporte, un appel que l’on remet au lendemain, une heure pour soi qui disparaît de l’agenda…
Retrouver le droit de penser à soi
Le sentiment de culpabilité revient souvent dans les échanges qu’accompagne Laila Tazi. « Nous avons l’impression que prendre soin de nous retire du temps à ceux que nous aimons. » Pour elle, c’est l’inverse. « Retrouver sa joie de vivre, c’est d’abord se reconnecter à soi et à ce qui nous fait du bien. » Le déclic ne vient pas toujours de nous. Une rencontre, une conversation ou quelques mots au bon moment peuvent changer notre regard sur nous-mêmes. Parfois, ils suffisent à nous rappeler celle ou celui que nous étions avant de nous oublier.
Se guider avant de guider les autres
Nous passons beaucoup de temps à vouloir aider, guider ou inspirer les autres. Pourtant, le premier leadership est celui que l’on exerce sur sa propre vie. Cela signifie reprendre les commandes de ses choix. Oser dire non lorsque tout pousse à dire oui. Retrouver ce qui nous fait vibrer plutôt que répondre en permanence aux attentes des autres.

Avant d’être un leader,
il faut devenir le leader
de sa propre vie.
Ce chemin repose sur 3 postures
Pour transformer ces prises de conscience en changements durables, Laila Tazi s’appuie sur ce qu’elle appelle les trois postures. La posture physique invite à ralentir, à écouter son corps et à retrouver un rythme plus juste. La posture émotionnelle consiste à accueillir ses émotions plutôt qu’à les subir ou les enfouir.
Plus intime, la posture spirituelle invite à donner du sens à ce que nous vivons. Une épreuve, une rencontre, une intuition ou une synchronicité peuvent devenir des repères lorsque l’on prend le temps de les écouter. La voix occupe une place particulière dans cette démarche. À travers des mantras, de la poésie soufie et le chant, Laila Tazi transmet des outils concrets qui permettent à chacun de se reconnecter à soi-même.

Quand Yallah à la vie devient une expérience
Pour prolonger cette réflexion, Laila a imaginé deux formats complémentaires qui permettent de mettre ces enseignements en pratique. Car une prise de conscience ne prend tout son sens que lorsqu’elle se vit.
Le premier, REVEL, prend la forme de conférences immersives où l’on ne vient pas simplement écouter. La musique, la voix, le silence, les échanges et les émotions font partie de l’expérience. Chacun est libre d’y trouver ce dont il a besoin, qu’il s’agisse d’une réponse, d’un déclic ou d’un nouvel élan.

SELMER prolonge cette démarche dans un cadre plus intimiste, loin du quotidien. Marches sur la plage, rituels autour du toucher du visage, séances de sound healing… mais aussi du temps pour soi. Parce que certains déclics ont besoin d’espace pour émerger.
On croise aujourd’hui beaucoup de concepts, de méthodes et de promesses. Plus rarement une démarche qui nous pousse simplement à nous arrêter quelques instants pour nous demander où nous en sommes et dans quelle direction nous avons envie d’aller. C’est peut-être là que réside la force de Yallah à la vie.
Prochains rendez-vous
Après Moulay Bousselham, Selmer prendra la direction de Zanzibar en novembre. Une édition au Maroc est également prévue pour permettre à davantage de personnes de rejoindre cette aventure. Retrouvez les prochaines dates des formats REVEL et SELMER ainsi que les modalités de participation sur le compte Instagram de Laila Tazi. Pour toute information, contactez le +212 661 460 800.
Journaliste lifestyle, passionnée par l’histoire, le voyage et l'automobile, Khadija Dinia explore le monde à travers ses routes, ses hôtels et ses visages, toujours en quête de sens. Première femme à présider le COTY Maroc (Car of the Year), elle raconte le Maroc dans sa beauté, avec la conviction que savoir d’où l’on vient aide à mieux comprendre ce que l’on devient.









