La jeunesse marocaine, on la dit impatiente, incontrôlable, parfois insolente. Peut-être ! Mais ce qu’elle est surtout, c’est fatiguée d’être ignorée par des parents pris dans leurs urgences et des institutions figées dans leurs promesses. Il est temps de jouer collectif.
Vous êtes nés dans un monde où tout va vite, où tout s’affiche et se commente. Vous avez été nourris aux écrans, biberonnés aux slogans, habitués à réagir avant de réfléchir. Vous déposez vos émotions en ligne et vivez à la vitesse des stories. Parfois, on vous juge sans chercher à vous comprendre. Mais comment être patient quand on naît les deux pieds dans le Wi-Fi et l’esprit saturé de notifications ?
Des écoles qui forment, des hôpitaux qui soignent
Vous avez réclamé des écoles qui forment, des hôpitaux qui soignent et des responsables qui rendent des comptes. Vous avez eu le courage de dire tout haut ce que d’autres taisaient depuis trop longtemps. Et vous aviez raison. Ce que vous portez avec vos mots, notre Roi le traduit en exigence : la justice sociale n’est pas un slogan, c’est une responsabilité. Le progrès, lui, se mesure également en dignité, en équité et en opportunités pour tous.
Aimer son pays, c’est c’est pas un hashtag
Nous savons que vous aimez votre pays et que vous êtes toujours les premiers à le défendre derrière vos écrans. Mais certains ont profité de votre sincérité pour parler à votre place. Ils ont semé le chaos, détourné votre colère et noyé vos propos. Beaucoup rêvent de vous diviser et vous voir douter de ce qui s’y construit. Ne leur offrez pas cette victoire.
Aimer son pays, ce n’est pas le défendre à coups de hashtags, mais à coups d’efforts, d’exigence et de travail. Cela se joue dans les urnes, dans vos choix, dans vos actes et dans votre vigilance aussi.Votez juste, refusez les discours de haine et les vérités déformées. Restez lucides, exigeants et unis. L’avenir appartient à ceux qui réfléchissent avant de réagir.
Avant YouTube, il y avait les contes du soir
Vous êtes plein de jeunesse, vous avez de l’énergie à revendre et le temps de voir vos rêves se réaliser. Laissez-moi vous raconter vite fait ce que nous avons vécu à votre âge. Ce que nous avons vu naître et ce que vous avez toujours connu. En 25 ans, on est passés des encyclopédies qui coûtaient un bras à Internet, du téléphone portable qu’on portait comme une valise au smartphone, d’une seule chaîne télé à YouTube et de la disquette au cloud. Avant les hashtags, il y avait les lettres manuscrites. Avant les stories, les contes qu’on racontait le soir. Plus tard, on faisait la queue pour payer nos factures et pour obtenir notre carte nationale, il fallait parfois voyager jusqu’à la ville où nous étions nés.
Sous le règne du Roi Mohammed VI, on a vu les administrations se digitaliser, les autoroutes relier les villes et les trains filer à grande vitesse. De Casablanca à Tanger, on est passés de six heures de route à deux. On ne s’en rendait pas compte, le pays avançait. Et pourtant, on a râlé avant de comprendre que le progrès et le changement demandent du temps. Mais Nos parents nous avaient appris la patience : une leçon qu’on a parfois détestée, mais qu’on a fini par respecter. Avec eux, nous avons trouvé un Maroc que d’autres ont bâti avant nous. Leur combat est devenu notre confort et leur rêve, notre réalité.
Alors oui, vous avancez à 200 à l’heure, connectés, pressés, impatients. Oui, on vous suit à 80, phares allumés, mais avec un peu plus de recul, d’expérience et de prudence. C’est ainsi que nos deux générations se complètent.
Le silence ne gouverne pas
Notre Souverain nous a appelé à un changement de mentalités, à la culture du travail bien fait et au sens des responsabilités. Cette exigence s’adresse autant à ceux qui gouvernent qu’aux familles qui trop souvent, confondent avec “fchouch” et amour. L’amour, ce n’est ni le dernier iPhone, ni la voiture après le permis, l’amour, c’est l’attention que vous portez à vos enfants, les limites que vous leur fixez et l’exemple que vous leur donnez. Parlez-leur avant que TikTok ne le fasse à votre place. Et vous, les jeunes, écoutez, discutez, respectez. Ce n’est pas une question de génération, c’est une équation. Un pays fort, ça commence par des foyers solides.
Mais soyons honnêtes, les parents aussi peinent à suivre le rythme. On voit les prix grimper plus vite que nos revenus, on se demandz comment soigner, enseigner, nourrir et espérer à la fois. Le Maroc avance et on en est fiers. Mais on a aussi besoin de comprendre pourquoi certaines choses prennent du temps.
Et c’est là que nos gouvernants ont un rôle essentiel, parler, expliquer et relayer. Gouverner, ce n’est pas seulement décider, c’est aussi expliquer et faire comprendre. Le silence crée des malentendus et nos institutions ont besoin d’un langage clair qui parle à ceux qui travaillent, à ceux qui cherchent et à notre jeunesse marocaine qui s’informe sur des espaces numériques où la rumeur circule plus vite que la vérité.
À chaque génération, son sprint
Et pour finir, eh le jeunes, ne croyez pas qu’on est si vieux que ça ! On écoute votre musique, on dit “wesh”, “teubé” et “c’est carré !” On s’accroche à vos réseaux sociaux. On poste des stories, parfois floues, mais on le fait quand même. On a juste appris à attendre avant de liker, à écouter avant de zapper et réfléchir avant de poster. Et viendra le jour où ça sera à votre tour d’écouter la génération Alpha, celle de l’IA, celle qui vous trouvera trop lents, trop prudents et trop installés. Ainsi va la loi du temps, du progrès et des générations.
Journaliste lifestyle, passionnée par l’histoire, le voyage et l'automobile, Khadija Dinia explore le monde à travers ses routes, ses hôtels et ses visages, toujours en quête de sens. Première femme à présider le COTY Maroc (Car of the Year), elle raconte le Maroc dans sa beauté, avec la conviction que savoir d’où l’on vient aide à mieux comprendre ce que l’on devient.
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
- Khadija Dinia
What's Your Reaction?
Journaliste lifestyle, passionnée par l’histoire, le voyage et l'automobile, Khadija Dinia explore le monde à travers ses routes, ses hôtels et ses visages, toujours en quête de sens. Première femme à présider le COTY Maroc (Car of the Year), elle raconte le Maroc dans sa beauté, avec la conviction que savoir d’où l’on vient aide à mieux comprendre ce que l’on devient.



