Ce que Lalla Soukaïna a dit aux élèves du bac m’a rappelée tout ce que l’école peut laisser en nous. Ce qu’on en garde, ce qu’on oublie, ce qui nous construit et ce qu’on aurait aimé entendre à 17 ans. Dire que j’ai failli passer à côté !
Comme souvent, ma sœur me faisait sa petite revue du web… Et comme souvent, je me suis demandée pourquoi elle, ma mère et mes copines arrivent toujours à capter des choses que je rate complètement.
La vidéo durait dix minutes. Honnêtement, je ne serais jamais allée jusqu’au bout si elle ne m’avait pas dit : « Écoute juste les premières phrases. »
Alors j’ai écouté. Une fois. Puis encore. Et encore. Jusqu’à tout capter.
C’était Lalla Soukaïna.
Elle s’adressait à ses élèves, à l’occasion de la remise des diplômes du bac.
Un moment simple, traversé par la mémoire, les liens… et tout ce qu’une école peut encore promettre.
On en parle plus longuement ici
Et ça m’a fait penser à tous ceux qui sont sortis d’une salle d’examen, qui attendaient leurs résultats. Aux parents qui ont veillé, prié, préparé les jus d’orange et fait semblant de ne pas stresser. Aux profs qui ont soutenu, insisté, encouragé, même quand ils ne répondaient plus sur WhatsApp. À nous, les proches, les amis, les tantes, les cousins, qui avons vibré avec eux, envoyé des emojis de feu, organisé des goûters pour « déstresser »… et mangé à leur place.
Mais les mots de Lalla Soukaïna m’ont rappelée autre chose.
Que l’école, ce ne sont pas que des notes. C’est tout ce qu’on nous a transmis. Ce qu’on a espéré. Ce qu’on a tenté. Ce qu’on a laissé tomber aussi.
C’est les premiers fous rires. Les heures de colle injustes. Les histoires d’amitié qu’on pensait éternelles. Les premières amours qu’on n’ose même plus se raconter.
C’est tout ce qu’on emporte sans le savoir.
Ces souvenirs qui nous restent, ces profs qu’on continue à aimer (pas tous, mais quand on les aime, c’est pour la vie). Ces petites victoires qu’on garde pour soi. Voilà ce que ce discours a réveillé.
Même si je n’ai pas eu ces mots-là à 17 ans, aujourd’hui j’ai encore des copies à rendre… et toujours autant de cœurs à toucher.
Journaliste lifestyle, passionnée par l’histoire, le voyage et l'automobile, Khadija Dinia explore le monde à travers ses routes, ses hôtels et ses visages, toujours en quête de sens. Première femme à présider le COTY Maroc (Car of the Year), elle raconte le Maroc dans sa beauté, avec la conviction que savoir d’où l’on vient aide à mieux comprendre ce que l’on devient.
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