Ils sont artistes, sportifs, scientifiques, entrepreneurs. Nés au Maroc ou porteurs d’un héritage marocain, ils brillent sur toutes les scènes du monde. Cartographie d’une influence qui redéfinit la réussite marocaine.
Ils sont partout. Dans vos playlists, sur vos écrans, dans vos feeds. Certains sont nés au Maroc, d ‘autres sont partis, mais tous portent leur héritage comme une boussole. Tous. Pendant longtemps, « réussir en tant que Marocain », c’était devenir médecin, ingénieur, ou pilote. Les rêves de gloire ? C’était pour les autres. Sauf que non. Ils ne sont plus des exceptions et ils prouvent qu’il existe d’autres trajectoires.
Paris.
Olympia, 2001.
Gad Elmaleh remplit la salle. Sur scène, il balance une vanne sur son enfance à Casablanca. Rires. Applaudissements. Personne ne se demande s’il est « assez français » ou « trop marocain ». Il est juste Gad. Point.

New York.
Bronx, 2018.
French Montana sort un clip avec Drake. 50 millions de vues en une semaine. Dans les commentaires : « Wait, this guy is from Morocco? » Oui. De Casablanca. Arrivé à 13 ans dans le Bronx sans parler anglais. Aujourd’hui, il fait danser la planète et signe des contrats à plusieurs millions de dollars.

Liverpool.
Eurovision, 2023.
Loreen gagne l’Eurovision. Pour la deuxième fois. Elle explose en larmes. Derrière elle, des millions de Marocains célèbrent. Née à Stockholm; originaire de Khouribga, la chanteuse revendique sa double identité comme une force, pas comme un compromis. Elle devient ainsi la seule femme au monde à avoir remporté le concours deux fois — un exploit que seul Johnny Logan avait réalisé avant elle.

mini-sommaire
L’excellence marocaine conquiert le monde
Du Maroc aux capitales mondiales
Europe : soft power culturel et sportif
Sur les pelouses européennes, les Marocains s’imposent. Achraf Hakimi (PSG) figure parmi les meilleurs latéraux du monde. Brahim Díaz s’affirme au Real Madrid. Youssef En-Nesyri trouve sa place à Fenerbahçe. Ayoub El Kaabi enchaîne les performances avec l’Olympiakos tandis que Nayef Aguerd s’impose comme un pilier défensif à Marseille. Hakim Ziyech aurait pu continuer avec les Pays-Bas. Il a choisi les Lions de l’Atlas et le Wydad. Comme lui, les frères Amrabat ont tous opté pour le Maroc… Les résultats confirment cette dynamique : demi-finale de Coupe du Monde en 2022, finale de la CAN en 2026, sacre mondial U20 et victoires en Coupe Arabe FIFA et CHAN en 2025, première qualification pour le Mondial 2026. La relève est déjà là : Eliesse Ben Seghir (AS Monaco), Adam Aznou (Bayern Munich), Bilal El Khannouss (Leicester). Le football marocain devient mainstream.





En France, l’influence marocaine irrigue la culture et la pensée depuis des décennies. Tahar Ben Jelloun décroche le prix Goncourt en 1987. En 2009, Abdellatif Laâbi est distingué par le Prix Goncourt de la poésie, confirmant la place du Maroc dans le paysage littéraire francophone. En 2012, Serge Haroche, né à Casablanca et Professeur au Collège de France, reçoit le prix Nobel de physique. Leïla Slimani remporte à son tour le Goncourt en 2016. Ce soft power intellectuel se prolonge sur le marché de l’art. À Londres, Touria El Glaoui fonde 1-54, la foire de référence de l’art contemporain africain. De New York à Marrakech, collectionneurs et institutions internationales suivent, redessinant les codes du luxe et de la création à l’échelle mondiale. Depuis Amsterdam, Imaan Hammam, top model maroco-égyptienne et l’un des mannequins les mieux payés au monde, défile pour Chanel, Dior et Versace. Le soft power marocain n’a plus rien de soft.



Amérique du Nord : de Wall Street à Hollywood
Aux États-Unis et au Canada, l’ambition marocaine change d’échelle. Marc Lasry, né à Marrakech, a bâti un empire financier à Wall Street avant de marquer l’histoire de la NBA avec les Milwaukee Bucks, réalisant en 2023 l’une des reventes les plus lucratives du sport américain. Asmaa Boujibar, première marocaine à rejoindre la NASA, repousse les frontières de la science en participant aux programmes d’exploration de Mars et de Mercure. À San Francisco, Mourad Lahlou a inscrit la gastronomie du Royaume au panthéon mondial avec la première étoile Michelin attribuée à un restaurant marocain.




Après avoir conquis Hollywood et fait danser la planète avec Lady Gaga et JLo, RedOne, installé à Dubaï, façonne désormais l’identité sonore du football mondial en tant que Directeur Créatif de la FIFA. Pokimane ? Née à Rabat, basée entre le Canada et la Californie, 9 millions d’abonnés sur Twitch. Derrière les streams, une entrepreneuse : fondatrice de marque, investisseuse, philanthrope. Elle a transformé son audience en empire digital et inspire toute une génération de créateurs à l’échelle planétaire.


Née à Toronto, Nora Fatehi a pris Bollywood d’assaut. Actrice, danseuse, performeuse ultra-visible, elle enchaîne les tubes visuels à coups de milliards de vues et s’impose comme l’un des visages les plus bankables de l’industrie indienne du divertissement.
Du Caire à Dubaï, une influence marocaine bien installée
Dans les pays arabes la « Moroccan Touch » est devenue un nouveau standard du prestige. En Égypte, Samira Saïd s’impose comme la Madonna du monde arabe, une institution pop qui traverse les époques sans prendre une ride. Des palais feutrés du Golfe, où la voix d’Asma Lamnawar est devenue une référence incontournable, jusqu’aux scènes survoltées de Dubaï à Amman, où Douzi transforme chaque concert en événement viral, le Maroc dicte le tempo.




Ce même rayonnement explose littéralement dans l’arène sportive. Yassine Bounou, le smiling keeper d’Al-Hilal, ne se contente plus d’aligner les clean sheets, il est devenu une véritable icône de mode et s’impose désormais comme le visage le plus bankable de la Saudi Pro League.
Ces Marocains qui refont le monde
Et puis il y a ceux qui changent le monde sans que vous le sachiez. Rachid Yazami a inventé l’anode en graphite qui alimente la batterie de votre téléphone. Merieme Chadid installe des télescopes au pôle Sud. L’un révolutionne votre quotidien, l’autre explore l’infini.


Ce que la diaspora marocaine nous apprend
Qu’on peut être de Khouribga et finir sur une scène de l’Eurovision. Qu’on peut grandir à Casablanca et faire danser Los Angeles. Qu’on peut partir à 13 ans sans parler la langue et devenir milliardaire à Wall Street. Dans de prochains articles, on racontera ces trajectoires pays par pays et rappelons nous que derrière chaque nom, il y a une histoire et ces histoires ne font que commencer.
Journaliste lifestyle, passionnée par l’histoire, le voyage et l'automobile, Khadija Dinia explore le monde à travers ses routes, ses hôtels et ses visages, toujours en quête de sens. Première femme à présider le COTY Maroc (Car of the Year), elle raconte le Maroc dans sa beauté, avec la conviction que savoir d’où l’on vient aide à mieux comprendre ce que l’on devient.
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