Au Brussels Motor Show, les flashs crépitent, les nouveautés alimentent les échanges et le futur s’invite dans les conversations. Chez DS Automobiles, Thierry Metroz, directeur du style, nous parle création, projets à venir et coulisses inattendues.
CE QUE THIERRY METROZ NE RACONTE PAS TOUJOURS
À LA UNE
Carré Stellantis. Fiat, Opel, Peugeot, Citroën, Alfa Romeo, Leapmotor. Les marques se croisent, à chacune avec son langage. Chez DS Automobiles, le regard se pose sur le style, la matière, la mise en scène. Là où le design devient discours. Entretien avec l’homme qui en dessine le style depuis l’origine et impose sa vision du premium français.





Le retour du luxe automobile français
Quand Thierry Metroz parle de DS Automobiles, il parle de fierté. La fierté d’un parcours mené avec la même équipe bien avant la naissance officielle de la marque. Celle d’avoir relancé un luxe automobile français longtemps disparu. Et celle, hautement symbolique, d’avoir dessiné la voiture présidentielle.
Pour comprendre l’enjeu, Thierry Metroz remonte le fil de l’histoire. Avant la Seconde Guerre mondiale, le luxe automobile parlait français. Dans les années 30, Bugatti, Delage, Talbot-Lago, Hispano-Suiza et les grands carrossiers parisiens faisaient référence. Après la guerre, le savoir-faire s’efface. La culture du premium aussi.


DS3, le déclic
Le champ reste libre jusqu’au lancement de la DS3 en 2010. Cette citadine au design audacieux et très personnalisable s’impose comme une alternative premium aux références de son segment. Le succès est immédiat, plus de 500 000 exemplaires écoulés. Le signal est clair. Dès lors, l’équipe ose voir plus grand. En 2014, DS se détache de Citroën et devient officiellement DS Automobiles, une marque premium à part entière.
Quand DS entre à l’Élysée
Avec la DS7, DS Automobiles change de dimension. L’attention se porte au plus haut niveau de l’État et quand Thierry Metroz nous raconte les rendez-vous avec Emmanuel Macron, tout s’anime. À l’Élysée, le Président reçoit les équipes DS, les échanges sont décontractés, les matières circulent de main en main. Le président touche, observe, commente. Une teinte retient son attention, le design suscite une vraie curiosité.

Lors de la seconde rencontre, la DS7 est achevée. L’Élysée ouvre ses portes à tous les artisans, designers et équipes projet. Ceux qui ont façonné la voiture, pensé les détails, travaillé les matières. Un souvenir mémorable, vécu comme une reconnaissance collective.
Pour Thierry Metroz, ce double rendez-vous marque un tournant. Le design DS dialogue désormais avec les institutions. À partir de là, la marque ne cherche plus sa place, elle l’occupe.
Le temps du design
Dans le design automobile, le regard se décale presque instinctivement. Quand on dessine, on pense déjà à la date où la voiture sortira vraiment. La question vient alors naturellement. En quelle année est-on, là, maintenant, dans votre tête et sur quoi travaillez-vous ? Thierry Metroz sourit et répond sans détour. « Dans ma tête, on est en 2028. Et même en 2030. »

Sans trahir de secrets ni dévoiler ce qui doit rester confidentiel, il nous propose de relire la gamme telle qu’elle se présente aujourd’hui. Une grande berline avec la N°8. La N°4 sur le segment C. Un SUV compact avec la N°7, attendu très prochainement. La question s’impose. Qu’est-ce qui manque ? Réponse, une petite compacte.

Un point d’entrée indispensable pour la gamme. Plus accessible, pensée pour le volume, sans jamais renoncer au design, aux matériaux et au positionnement. C’est là que se joue tout l’équilibre. À côté, le travail avance sur la prochaine N°4. Le modèle présenté n’est qu’un facelift. La vraie remplaçante est déjà en réflexion.
Thierry Metroz à l’écoute d’une nouvelle génération
Autre moment fort raconté par Thierry Metroz, la collaboration avec Taylor Barnard, 21 ans, nouveau visage de la Formule E chez DS Performance. La rencontre déclenche une idée et très vite un objet. La Taylor made N°4 Concept, dévoilée au Bruxelles Motor Show.
Thierry Metroz se souvient de l’arrivée du jeune pilote au studio de design. Il découvre la gamme. Sa préférée ? La N°4. L’idée s’impose. Lui offrir une version inspirée de la Formule E, mais pensée pour la route, pour le quotidien. Taylor Barnard partage ses envies, ses références, ses couleurs. Résultat une silhouette abaissée, des voies élargies, une aérodynamique travaillée et des clins d’œil à l’univers du gaming.





Pour Thierry Metroz, cette Taylor made N°4 Concept raconte aussi un design à l’écoute d’une nouvelle génération et, en filigrane, ce que l’on peut attendre de la prochaine N°4.

Et le Maroc dans tout ça ?
Pour finir, une dernière question arrive sans détour. Aujourd’hui, les collections DS sont françaises. Pourquoi ne pas imaginer un jour une collection pensée pour le Maroc ? Pour une région ? L’idée séduit Thierry Metroz. Rien ne s’y oppose. Une graine est plantée. Travail du bois, du métal, métiers d’art. Le Maroc, avec sa richesse artisanale et son énergie créative, entre clairement dans le champ des possibles. Dans la discussion, Yolande Pineda, Middle East and Africa Communications, le rappelle. DS possède une vraie culture de marque au Maroc. Reste une question en suspens, Avec quel artiste, quel créateur, cette histoire pourrait-elle s’écrire un jour ?
Journaliste lifestyle, passionnée par l’histoire, le voyage et l'automobile, Khadija Dinia explore le monde à travers ses routes, ses hôtels et ses visages, toujours en quête de sens. Première femme à présider le COTY Maroc (Car of the Year), elle raconte le Maroc dans sa beauté, avec la conviction que savoir d’où l’on vient aide à mieux comprendre ce que l’on devient.
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