Un silence qui traîne ? Et si c’était l’occasion de poser un sujet que personne ne voit venir ? C’est tout l’esprit de Culture Confiture. Une histoire ni trop longue, ni trop connue. Juste ce qu’il faut pour « étaler » sa culture générale.
Le carpaccio n’a rien d’un plat ancien. Il a été inventé en 1950, au Harry’s Bar de Venise, 113 rue Vallaresso, à deux pas de la place Saint-Marc.
À l’époque, la comtesse Amalia Mocenigo, fidèle du lieu, suit un régime strict : interdiction formelle de manger de la viande cuite. Le patron, Giuseppe Cipriani, cherche alors une solution élégante. Il fait trancher du filet de bœuf cru très finement, l’arrose d’un filet d’huile d’olive, l’accompagne de cresson ou d’endive. Et ça marche.
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Mais pourquoi appeler ce plat “carpaccio” ?
Parce qu’au même moment, Venise célébrait le peintre Vittore Carpaccio, avec une grande exposition. Et Cipriani, visiblement inspiré, fait le lien : le rouge cru du bœuf évoque le fameux « rouge Carpaccio », ce ton profond, presque brumeux, que le peintre plaçait partout dans ses toiles.
Vittore Carpaccio, Le songe de Sainte-UrsuleVittore Carpaccio, La Vierge en train de lireLe départ de Sainte Ursule
Carpaccio, de son vrai nom Scarpaccia, a vécu entre 1472 et 1526. Il a peint la Venise du XVe siècle comme personne : les ports, les fêtes, les visages. Ses personnages ont souvent l’air ailleurs, presque perdus, mais les décors sont d’un réalisme minutieux. Grâce à lui, on sait à quoi ressemblait Venise au début de la Renaissance.
Journaliste lifestyle, passionnée par l’histoire, le voyage et l'automobile, Khadija Dinia explore le monde à travers ses routes, ses hôtels et ses visages, toujours en quête de sens. Première femme à présider le COTY Maroc (Car of the Year), elle raconte le Maroc dans sa beauté, avec la conviction que savoir d’où l’on vient aide à mieux comprendre ce que l’on devient.
Journaliste lifestyle, passionnée par l’histoire, le voyage et l'automobile, Khadija Dinia explore le monde à travers ses routes, ses hôtels et ses visages, toujours en quête de sens. Première femme à présider le COTY Maroc (Car of the Year), elle raconte le Maroc dans sa beauté, avec la conviction que savoir d’où l’on vient aide à mieux comprendre ce que l’on devient.